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Evaluation du corps propulseur

Pour suivre les progrès techniques d'un nageur il est nécessaire d'avoir une vision de son action. Pour le corps propulseur ce n'est pas évident car de l’extérieur nous n'avons que des indices indirects, tout se passe sous la surface. L'analyse d'image subaquatique s'impose. Réfléchissons ensemble à ce qu'elles peuvent nous apporter.

Que cherche-t-on à évaluer ?

Si l'on cherche à évaluer le corps propulseur c'est que l'on situe le nageur dans les étapes 5 à 6 (amélioration du rendement) ou 7 (augmentation de la puissance) de la démarche de construction du nageur.

A l'étape 5, on cherche au augmenter l'efficacité propulsive en suivant plusieurs axes. Voyons chacun d'entre eux et comment on peut les évaluer objectivement :

Construire la pale

La surface de propulsion utilisée, la pâle peut être mesurée.

Orienter la pale

Quel est l'angle entre la surface et la pale à certains instants comme le point avant ou le point profond ? Il est possible de calculer cet angle à tous les instants (et cela donne une information plus pertinente mais j'y reviens plus loin).

Accroître l'amplitude du trajet de la pale

Quelle est la distance entre le point avant et le point de fin de poussée ? A quelle profondeur le nageur mobilise sa pale ?

Utiliser une force d'intensité croissante

La vitesse de déplacement de la pale est elle croissante ? Il est également possible de calculer la force appliquée par le nageur sur l'eau via la pale et donc savoir si elle est croissante ou non (j'y reviens plus loin).

Tous ces critères permettent d'améliorer l'efficacité propulsive du nageur. Le rendement de l'énergie utile par rapport à l'énergie totale peut être calculer et il combine tous ces axes. Pour les images sous la surface, on a donc besoin que le nageur se déplace à une allure libre sur une durée plutôt longue.

A l'étape 7, on cherche à augmenter la puissance utile déployée par le nageur à vitesse élevée. Si l'on possède les données énergétiques, obtenir la puissance est possible. Pour ce type d'analyse, on a besoin que le nageur se déplace à la vitesse la plus élevée possible en passant devant la caméra.

Présentation des données

Voilà un exemple de ce que pourrait donner une analyse du corps propulseur sur une nageuse ayant pour consigne de nager efficacement (sur 25m)

Analyse d'une nageuse à vitesse libre ayant pour consigne de nager efficacement

Pour simplifier l'explication, je suppose que les graphes sont numérotes de 1 à 6 en les lisant en ligne. Le graphe n°3 est donc celui qui présente la comparaison des énergies.

Par convention, le temps t=0 correspond au point d'entrée des doigts dans l'eau (PE). La nageuse se déplace de gauche à droite, ce qui signifie que la pale pendant la phase propulsive se déplace de droite à gauche.

Certains points particuliers sont représentés à l'aide des barres verticales rouges (point d'entrée PE, point avant PA, point profond PP, point arrière PAR, point de sortie PS) et l'instant où la force appliquée est maximale est représenté par une barre verticale verte (point de force max PFmax).

Accroître l'amplitude du trajet de la pale

Sur le graphe 2, on observe avec la courbe bleu, la distance entre chaque point et le PP. Les chiffres affichés sont la distance parcourue par les doigts sur la phase PA-PP puis PP-PFmax. Plus le nageur mobilise l'espace arrière pour se propulser, plus la distance PA-PFmax augmente.

Si l'on observe le graphe, on remarque un bref palier dans l'orientation de la pale après le PP. Le bras cesse de tourner autour de l'épaule et la pale est maintenue fixe pendant cet instant. La pale se dirige en fait vers l'arrière en conservant une orientation constante.

Pour la même nageuse, c'est plus visible en sprint (ci dessous). En augmentant son allure, la nageuse passe d'une distance PA-PFmax de 22cm à 23cm. Cela peut paraitre faible mais cette longueur a tendance a réduire avec la vitesse qui augmente. Il est probable que la nageuse soit plus concentrée sur la vitesse maximale que sur l'allure libre (d'où la nécessité pour le test de demander une distance nagée importante à allure régulière, ce qui n'est pas le cas ici).

Angle de la pale à vitesse maximale (à gauche) et à vitesse libre (à droite).

Une force d'intensité croissante

La force appliquée par la pale sur l'eau est très dépendante de la vitesse de déplacement de la pale (au carré), la vitesse des doigts est donc un excellent indicateur de la force de propulsion. A ce titre c'est le graphique 5 qui nous intéresse.

Pour pouvoir comparer la vitesse des doigts à celle du nageur, sur ce graphique j'ai tracé l'opposé de la vitesse des doigts. Lorsque la pale se déplace vers l'arrière, la vitesse est normalement négative mais présentée ici positive. Lorsque la main atteint le point avant (PA) la vitesse des doigts passe de négative à positive. Lorsque la vitesse augmente, la force appliquée augmente.

La plus longue phase d'augmentation de la vitesse des doigts correspond à la rotation du bras dans l'épaule ce qui crée une composante horizontale croissante (sinus de l'angle de rotation du bras dans l'épaule). La vitesse est alors maximale lorsque la main est à la verticale de l'épaule avant de décroître. 

Vitesse des doigts en sens inverse à vitesse maximale (à gauche) et à vitesse libre (à droite).

Si le nageur utilise une force d'intensité croissante, c'est à ce moment là que la vitesse doit augmenter à nouveau pour créer un nouveau maximum, plus élevé que le premier.

Sur le graphique 1 on observe la force appliquée par la pale sur l'eau qui tient compte de l'orientation de la pale à chaque instant. Les deux maximums sont bien visibles. A allure maximale, la nageuse présente un premier maximum plus faible et un second plus élevé qu'à allure libre. La nageuse utilise plus de force et plus tard dans l'action, signe d'une intensité croissante au cours de l'action. Plus l'intensité croissante est utilisée par le nageur et plus le point de force max est retardé par rapport au PP. Plus le nageur mobilise de puissance et plus le PFmax survient tôt dans l'action.

Force appliquée par la pale à vitesse maximale (à gauche) et à vitesse libre (à droite).

Sur le graphe 3, on observe le travail mécanique appliquée par la pale (pointillés verts). On retrouve évidemment le profil de la force et de la vitesse. La zone sous la courbe verte remplie en bleu correspond au travail utile à la propulsion. Cette surface par rapport à la surface sous la courbe verte donne le rendement du nageur lors de son action de propulsion (visible dans l'encadré à gauche). Si le nageur progresse techniquement sur le corps propulseur, cette valeur de rendement doit augmenter.

Orienter la pale

Dans cette situation, la pale est supposée constituée de la main et l'avant bras, alignés l'un avec l'autre soit du coude au bout des doigts.

Le graphe 6 permet d'observer l'orientation de la pale à certains instants clés : PA, PP, PFmax. Pour cette nageuse, l'orientation de la pale est de l'ordre de 40° au PA, c'est à dire au moment ou la phase de propulsion commence. La pale n'est pas construite en avant des épaules. De par la rotation du bras dans l'épaule cette angle d'orientation augmente et la pale est orientée à 77° au PP.

Passé ce point, l'orientation se maintien brièvement lorsque la nageuse essaie de pousser vers l'arrière puis augmente à nouveau lors de la partie aquatique du retour du bras vers l'avant. La durée de ce palier donne une indication qualitative de l'utilisation de l'espace arrière par le nageur.

Quel est le facteur le plus limitant d'un nageur

Les axes de progrès sont multiples mais pour que le nageur progresse le plus rapidement il est intéressant de déterminer le facteur le plus limitant dans son fonctionnement actuel. En bref, qu'est ce qui stoppe la propulsion en premier ? Voyons quelques exemples.

Un nageur avec une pale non maintenue. Le coude recule plus vite que la main, la force appliquée diminue, la propulsion s'arrête.

Le coude fuit, la pale n'est pas maintenue au cours de la propulsion

Un nageur avec un espace arrière construit mais une pale mal orientée. Les seconds maxima de vitesse et de force, ne sont pas beaucoup plus elevés qu'avant le PP. Pour ce nageur, la raison a ce manque de force est probablement l'orientation de la pale qui est plutot faible (48° au PA).

La pale ne s'oriente pas vers l'arrière pendant la propulsion ce qui réduit la force appliquée

Un nageur avec une intensité croissante mais pas d'espace arrière. L'intensité croissante est provient surtout de la rotation du bras dans l'épaule mais n'est pas poursuivi après le PP en poussant vers l'espace en arrière des épaules.

L'intensité croissante n'est pas maintenue au delà du PP ce qui ne permet pas de mobiliser l'espace arrière

Autre indicateur, un coude qui remonte trop tôt

Sur le graphe 4, on observe la vitesse verticale du coude. Lorsque le coude remonte, la propulsion chute rapidement car le coude entame sa phase de retour vers l'avant. Ce n'est donc pas directement un critère d'efficacité du corps propulseur mais un indice sur les raisons de la fin de l'action propulsive.

Un nageur avec un coude qui remonte trop tôt et brutalement

Le coude remonte rapidement vers la surface ce qui stoppe toute propulsion

Étape 7, Évaluation de la puissance

Jusqu'à présent nous n'avons parlé que de l'efficacité propulsive mais pour nager vite, un nageur doit déployer son énergie le plus rapidement possible. Il doit déployer plus de puissance. 

Pour évaluer la puissance du nageur, il faut faire l'analyse à partir d'un test réalisé à vitesse maximale. Lorsqu'un nageur se déplace à vitesse maximale, son rendement sera plus faible, il détériorera son action au profit d'une puissance plus importante. Quand le rapport rendement rendement se dégrade trop, la puissance n'augmente plus et le nageur ne nage pas plus vite.

Analyse d'une nageuse à vitesse maximale sur 25m

Sur cet exemple la nageuse du début se déplace à vitesse maximale en passant devant la camera. La puissance est indiquée dans l'encadré à gauche du graphe 3.

A rendement égal, le plus puissant l'emportera.

Chercher au bon endroit pour avoir la bonne réponse

Le plus important à retenir dans tous ça c'est que pour faire progresser un nageur il faut savoir ce qu'il fait déjà. Pour savoir ce qu'il fait déjà, il faut regarder objectivement ses actions et quantitativement.

Avez vous déjà observer les actions des nageurs sous la surface ? Quelle méthode utilisez vous ?

En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.

Alors on recommence. Encore. Et encore.

On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.

Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?

Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?

Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.

Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.

Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.

Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.

Sylvain

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Coordinations motrices en crawl et niveaux de fonctionnement

Lorsqu'un enfant se construit en tant que terrien, il commence par développer la marche. Puis la course. Développant à chaque fois une coordination motrice nouvelle et différente. Chacune étant identifiable par des critères observables. Dans l'approche dynamique des coordinations motrices, ces critères observables sont appelés paramètres d'ordre. 

Pour un terrien, un paramètre d'ordre de la coordination utilisée peut être le nombre d'appuis au sol en même temps. Pour la marche, un ou deux appuis (1 puis 2 puis 1 puis 2, 1, 2...). Pour la course, aucun ou un appui maximum (1 puis aucun puis 1 puis aucun, 1, aucun, 1...). Impossible de les confondre.

Si l'on imagine d'autres coordinations motrices pour se déplacer c'est la même chose :

  • Un déplacement en sauts de "kangourous" ? 2 pieds au sol puis aucun, puis 2, aucun, 2, ...
  • Un déplacement en sautillant comme on observe souvent les enfants dans les cours d'école ? 1 pied au sol, puis 2, puis 1, puis aucun, puis 1, 2, 1, aucun, 1, 2, 1, aucun...

Qu'en est il pour un nageur en crawl ?

La propulsion en crawl se fait par les bras. Dans le cadre de cet article, je me limiterai donc à la coordination des deux bras l'un par rapport à l'autre. Il est possible d'observer la coordination des jambes avec les bras mais on l'étudiera une autre fois.

Je dois donc répondre aux 3 questions :

  1. 1
    Quelles sont les coordinations repérables en crawl ?
  2. 2
    Quel est ou sont les paramètres d'ordre permettant d'observer le niveau de fonctionnement du nageur ?
  3. 3
    Comment les hiérarchiser d'un point de vue efficacité de fonctionnement ?

 Les niveaux de fonctionnement d'un nageur en crawl

Lorsque l'on observe des groupes de nageurs, on repère assez facilement différentes "façons" de nager le crawl. Ces coordinations spontanées sont stables. Elles constituent ce que l'approche dynamique des coordinations appelle des attracteurs. Si le nageur s'écarte de cette coordination, il y reviendra naturellement. La raison est que c'est pour lui, le meilleur compromis énergétique, la coordination qui possède le meilleur rendement parmi celles qu'il est capable de mettre en œuvre. C'est un optimum local. 

On peut faire évoluer à la marge la coordination mais pour élever de façon importante le niveau de fonctionnement du nageur, il est nécessaire de trouver un autre optimum

Transformer le nageur, c'est lui permettre d'explorer le paysage des attracteurs pour trouver des coordinations différentes qui offrent de nouvelles possibilités. On recherche alors un optimum global meilleur qui a le potentiel d'un meilleur rendement que l'optimum local.

Les différentes coordinations que l'on observe doivent être hiérarchisées en fonction du rendement potentiel qu'elles offrent au nageur. L'entraîneur s'attachera ensuite à faire progresser le nageur dans ces niveaux de fonctionnement.

Voilà celles que j'observe régulièrement, classées du plus bas au plus haut niveau de fonctionnement :

Crawl avec un temps d'arrêt aux cuisses.

Ici le nageur marque un temps d'arrêt ou ralentissement à chaque fois que sa main arrive aux alentours de sa cuisse.

Pour une action propulsive, l'autre bras se trouve en arrière des épaules. Les pieds sont donc plus bas et le corps dans une mauvaise position pour glisser loin. Le rendement n'est pas bon.

Si je me réfère au "Petit livret des niveaux de construction du nageur" de Marc Begotti, l'observation de cette coordination permet d'identifier le niveau du nageur. Les obstacles qu'il rencontre se situent probablement au niveau 2 (Construction du Corps Projectile) ou 3 (Ebauche du Corps Propulseur).

Crawl en opposition

Ici le nageur a les bras majoritairement à l'opposé l'un de l'autre. Lorsqu'un bras arrive à la cuisse, l'autre entre dans l'eau. Lorsqu'un bras commence son retour aérien, l'autre débute sa phase aquatique.

Lors d'une action propulsive, l'autre bras est "jeté" en avant. Il y a une volonté d'aller loin mais le retour rapide couplé à une action propulsive "à toute vitesse" ne facilite pas la propulsion. La glisse n'est pas optimale non plus étant donné qu'un des bras est au-dessus de la surface.  Le rendement a augmenté mais il est possible de l'améliorer encore.

A ce stade, le niveau de construction où se situe le nageur est probablement le niveau 3 (Ebauche du Corps Propulseur).

Crawl en semi-rattrapé

Ici le nageur utilise un mouvement d'intensité croissante sous l'eau ce qui permet au retour aérien d'être plus rapide. Le bras sur la phase de retour se déplace plus vite que le bras sous la surface, cela crée un déphasage. Le bras à l'avant "attend" celui qui revient.

Lors de la préparation d'une action propulsive, l'autre bras est déjà en avant des épaules. Les pieds sont hauts. Avant la propulsion, l'autre bras se place très rapidement en position hydrodynamique. Pendant la propulsion, le corps est plus à l'horizontale et dans une posture permettant une distance parcourue plus grande à chaque coup de bras. Le rendement de cette coordination est très élevé une fois stabilisé.

Cette fois les obstacles rencontrés par le nageur sont probablement de l'ordre du niveau 5 (Construire les conditions de l'efficacité propulsive) car il aura besoin d'une force d'intensité croissante sous l'eau pour que le déphasage entre les bras ait du sens.

Le paramètre d'ordre pour identifier la coordination

Le paramètre d'ordre de ces différentes coordinations est la phase relative des bras l'un par rapport à l'autre. Autrement dit, lorsqu'un bras est dans une position, où se trouve l'autre ? Je fais cette observation lorsque le bras débute sa phase de propulsion (ce qui est différent du moment où le bras entre dans l'eau).

- En crawl avec temps d'arrêt aux cuisses, la phase relative évolue au cours du mouvement. Elle est la plus faible lorsque le bras arrive à la cuisse.

- En crawl en opposition, la phase relative est grande et à peu près constante. Les bras sont majoritairement à 180° l'un de l'autre.

- En crawl en semi-rattrapé, la phrase relative évolue au cours du temps. Elle est la plus faible à l'avant du corps.


Dans cette liste, je ne place pas volontairement le crawl en rattrapé. Ce n'est pas une coordination spontanée que j'observe. De mon expérience, lorsqu'un nageur l'utilise, elle est toujours apprise. 

Avez-vous des observations différentes ? Voyez vous des coordinations différentes émerger ?

Une fois ces niveaux de fonctionnement identifiés, l'étape suivante est de transformer le nageur pour qu'il élève son niveau de fonctionnement. Sans aller dans le détail dans cet article, l'approche dynamique nous enseigne qu'il est nécessaire de repousser les limites du paysage des attracteurs pour que le nageur puisse l'explorer et trouver de nouvelles coordinations, de nouveaux attracteurs possédant un potentiel de rendement plus élevé. J'ajouterai probablement un lien ici lorsque j'aurai publié cela.

Dans l'attente de vos remarques dans les commentaires.

En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.

Alors on recommence. Encore. Et encore.

On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.

Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?

Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?

Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.

Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.

Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.

Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.

Sylvain