Author Archives: Sylvain
Author Archives: Sylvain
Toujours plus précis, toujours plus juste, toujours plus efficace.
Le nageur doit sans cesse faire évoluer ses actions pour élever son niveau de fonctionnement et devenir toujours meilleur nageur. Qu’en est-il de l'entraîneur ?
Pour devenir toujours plus efficace, l'entraîneur doit être toujours plus juste dans la direction qu’il fait rechercher à ses nageurs. Pour être toujours plus juste, il doit être toujours plus précis dans ces observations.
Être au bord du bassin n’est pas toujours suffisant pour observer les actions rapides sous la surface. Les images subaquatiques deviennent un outil nécessaire pour l'entraîneur. Encore faut-il les faire parler.
Depuis des années, cette recherche de l’évaluation du Corps Propulseur m’interroge. Je ne suis jamais complètement satisfait des résultats obtenus. J’ai déjà publié quelques articles à ce sujet mais je continue de pousser l’analyse plus loin (Evaluation du corps propulseur, Corps Propulseur : comment élever le niveau de fonctionnement du nageur)
Pour être plus précis, une analyse image par image, à l’aide d’une chronophotographie est la méthode la plus précise et facile d’accès dont l'entraîneur dispose.
Dans ce document, nous verrons ensemble quelles informations nous pouvons obtenir concernant l’organisation motrice du nageur et quelles sont les conséquences sur l’enseignement à venir pour celui-ci.
Les données que j’utilise proviennent des images subaquatiques d’un nageur vu de profil et dans un référentiel exocentré. A partir de ces images, je réalise une chronophotographie des articulations clés du nageur. Les positions obtenues permettent ensuite de calculer des vitesses, des accélérations, des angles etc… Voyons ce que l’on peut tirer de ces données.
Une des compétences efficaces que le nageur doit construire est la capacité à transformer le mouvement circulaire de l’épaule en mouvement linéaire d’une grande surface du bras. Cette surface est plus grande si l’avant bras est impliqué contrairement à l’utilisation de la main seule. Voyons quelques exemples avec des caractéristiques assez différentes.
Voilà à quoi ressemble le graphe que l’on peut obtenir pour l’angle l’avant bras et de la main par rapport à l’horizontale.
En abscisse, le temps en millisecondes, en ordonnée, l’angle en degrés par rapport à l’horizontale. La courbe bleue correspond à la main, la courbe rouge à l’avant bras. Je reviendrai sur la courbe jaune plus tard, elle n’a pas d’importance pour l’instant.
Si l’écart entre les deux courbes est constant, cela signifie que le nageur mobilise la main et l’avant bras comme un ensemble rigide. Sur cet exemple, on peut également observer qu’à partir de 3000 ms, les deux courbes se rejoignent, cela signifie que les deux segments du bras ont la même orientation. La main alignée dans le prolongement de l’avant bras. Une caractéristique que l’on recherche au moment de la poussée.
Autre exemple, organisation différente.
De 2800 ms à 3100 ms environ, on constate que la main et l’avant bras conservent une orientation différente mais l’écart reste constant au fil du temps. La pale est rigidifiée.
A partir de 3100 ms et pendant environ 100 ms, l’orientation n’évolue plus. C’est le signe que le nageur a transformé le mouvement circulaire de l’épaule en mouvement linéaire de la pale. C’est une transformation efficace que l’on recherche.
L’orientation de la main et de celle de l’avant bras sont respectivement de 96° et 72°. La main est dirigée vers l’arrière objectif alors que l’avant bras est tournée vers l’arrière et le fond.
Sur ce nouveau graphique on aperçoit un palier à partir de 3000 ms pendant lequel l’orientation des segments semble constante, même si c’est moins marqué que dans l’exemple 2. En revanche, si on regarde les angles, la main est orientée à environ 115° et l’avant bras à 85°. Alors que le nageur a l’intention de pousser vers l’arrière, sa main est tournée vers l’arrière et le haut. Son espace arrière subjectif ne coïncide donc pas avec l’espace arrière objectif. La représentation mentale de son action est similaire à celle d’un terrien qui pousse dans son dos. Le nageur doit changer cette représentation en structurant son espace d’action de nageur ce qui lui permettra d'être plus efficace.
Sur ce nouvel exemple on observe tout d’abord une pale construite avec la main et l’avant bras alignés vers 4100 à 4200 ms. L’orientation évolue jusqu’à un angle de 82°. Un peu avant 4250 ms, les segments de la pale se désolidarisent et l’avant bras perd son orientation alors que la main stabilise la sienne. Alors que l’organisation de la pale était bonne, celle-ci n'a pas été conservée au moment du passage du bras à la verticale de l’épaule. A ce moment d’effort important, le nageur doit passer d’un effort en traction à un effort en propulsion. La coordination fine nécessaire ne tient pas vis à vis de l’intensité demandée.
Dans cette seconde partie, nous allons étudier ensemble l’évolution de la vitesse des doigts et l’accélération du nageur vers l’avant.
La courbe bleue correspond à la vitesse des doigts du nageur. Lorsque elle est supérieure à 0, c’est que la main du nageur se dirige dans la direction arrière. Le moment ou la vitesse devient positive est l’instant ou les doigts changent de sens ce qui correspond au point le plus en avant des doigts du nageur. De la même manière, lorsque la vitesse devient négative. Nouveau changement de sens, la main revient vers l’avant.
La courbe jaune permet de savoir si le nageur accélère vers l’avant ou ralentit. Lorsque la courbe jaune est à son maximum, la force de propulsion est supérieure aux forces de résistance, l’accélération du nageur est positive.
En abscisse on trouve toujours le temps mais en ordonnée les unités n’ont pas de sens physique. Seule l’évolution de la courbe est intéressante, pas les valeurs atteintes.
Ici on observe :
Le nageur se réaccélère vers l’avant peu de temps après le point le plus avancé, et bien après la verticale de l’épaule, en une seule fois. Cela signifie qu’il utilise son espace arrière objectif et une force d’intensité croissante sur l’eau via la pale.
Ici on observe de nombreuses phases d’accélérations. Probablement une avant le premier maximum de vitesse, probablement une autre pendant le creux entre les deux maxima locaux. L’intensité appliquée par le nageur n’est probablement pas croissante ou alors l’action du nageur se disperse dans dans d’autres directions et ne lui permet pas de se réaccélérer vers l’avant de façon franche.
Ici on observe une deuxième augmentation à partir du minimum local ou creux. Il y a une phase d’accélération à ce moment-là. De même que dans l’exemple précédent, le nageur utilise bien l’espace arrière après son épaule puisque la verticale de l’épaule est dépassée entre les deux maximum, aux alentours de 2900 ms. En revanche, l’accélération est séparée en deux phases, dont la première débute très précocement. Ce nageur ne parvient pas à utiliser une intensité croissante du début à la fin de son mouvement sous la surface.
Cette fois on observe un unique maximum de vitesse des doigts qui correspond à une phase d’accélération vers l’avant du nageur. Une fois cet instant passé, bien avant que le bras dépasse la verticale de l’épaule, la vitesse des doigts diminue de façon très nette. Sur ce graphique on comprend donc que le nageur n’utilise pas son espace arrière objectif. Cette organisation est typique des solutions spontanées des nageurs qui n’ont pas construit les solutions les plus efficaces.
De façon assez similaire au graphique précédent on remarque ici une forte décroissance de la vitesse des doigts après le maximum mais on observe tout de même une stabilisation de la vitesse aux alentours de 3400 ms. Le nageur semble tenter de faire quelque chose, c'est-à-dire d’utiliser l’espace arrière sans pour autant être capable d’appliquer une force d’intensité croissante. Le nageur semble être sur la voie pour développer une propulsion plus efficace sans pour autant la maîtriser. Cependant, on remarque tout de même que l’accélération du nageur est bien présente pendant cette timide utilisation de l’espace arrière. Ce nageur est en cours de transformation vers une propulsion bien plus efficace.
Nouvel exemple et nouvelle organisation motrice de la propulsion. La courbe de vitesse des doigts présente deux maximum avec un creux très léger entre les deux. Le nageur utilise son espace arrière mais ne semble pas tout à fait être capable de se réaccélérer efficacement. En effet la seconde phase d’accélération est tardive vis à vis de la vitesse des doigts. Il y a probablement un autre facteur qui permettrait de comprendre pourquoi le nageur accélère sa pâle sans appliquer de force suffisante. En fin de mouvement les conditions sont à nouveau réunies pour que l’accélération dans l’espace arrière soit visible. La limitation de ce nageur semble être soit dans la coordination fine du passage de la verticale de l’épaule, soit dans la gestion de l’application d’une force d’intensité croissante qui serait trop précoce et atteindrait donc la limite musculaire du nageur.
Dans la première partie, lorsque nous avons étudié les graphiques d’orientation des segments de la pale, j’ai mis de coté la courbe jaune dans mon interprétation. Cette courbe jaune est la courbe de l’accélération du nageur, comme dans la seconde partie. Vous pouvez maintenant relire ces graphiques et compléter l’analyse avec cette information. Il y a quelques découvertes intéressantes à faire.
En analysant un nombre important de nageurs, je suis frappé par la diversité des organisations motrices. Tous les nageurs font face aux mêmes problèmes mais pour se déplacer dans l’eau ils ont tous des solutions différentes. Elles ne sautent pas forcément aux yeux d’un premier regard mais dans le détail on remarque de vraies différences. Ce qui semble nécessaire c’est de faire émerger les limitations de chacun puis de les adresser une par une.
Une autre facette de cette analyse consiste à se rappeler que puisqu’ils ont le même problème global à résoudre, c’est à dire “se déplacer dans l’eau”, et qu’effectivement ils se déplacent tous dans l’eau, alors cela signifie qu’ils ont des points communs. Comment s'organisent les nageurs pour se déplacer ? Quels sont les invariants de la locomotion humaine dans l’eau ? Pour explorer cette problématique, j’utiliserai une approche plus globale en considérant également l’action des jambes lors de la chronophotographie. Cela permettra de faire émerger la structure spatio-temporelle des actions de chaque nageur pour les comparer et enfin rédiger cela dans un nouvel article.
Comment se déplace un nageur ? Pourquoi certains donnent l'impression de réaccélérer fortement quand d'autres tournent les bras très rapidement sans sembler appuyer sur l'eau ?
Sous la surface l'entraineur ne voit pas grand chose de l'action de propulsion qu'entreprend le nageur, il est pourtant crucial d'avoir une vision objective de ce qu'il s'y passe. Dans cet article, j'aborde la façon dont je fais état du fonctionnement actuel des nageurs ainsi que les pistes de développement que j'utilise pour hausser ce niveau de fonctionnement.
D'après les travaux de Raymond Catteau dans "Observer la natation autrement " (Revue DIRE 1992)
Pour se réaccélerer, un nageur doit chercher l'appui le plus résistant en poussant :
Dans le cadre de cette étude, je mets de coté le point D, la profondeur, car je ne me suis pas encore penché dessus mais il est probablement assez simple à évaluer objectivement.
Pour propulser une grande masse d'eau, il faut orienter la plus grande surface propulsive possible dans la direction de poussée. Les segments du nageur capables de cela sont la main et l'avant-bras. On regarde donc l'alignement des segments épaule/coude, coude/poignet, et poignets/doigts ainsi que l'angle qu'ils forment entre et eux et avec l'horizontale. Voilà quelques exemples :
Sur la première image on voit que le nageur est orienté principalement par la main, sur la seconde et la troisième, les nageurs sont orientés par la main et l'avant bras. En revanche l'orientation de cette pale diffère entre le second et la troisième nageuse. Le second nageur a construit la plus grande pale possible mais elle n'est pas orientée entièrement dans la bonne direction.
Pour améliorer la construction de cette pale, il faut trouver les représentations limitantes des nageurs. Les pistes possibles sont la structuration du plan vertical frontal, la mobilité de l'épaule et du coude. Ces nageurs sont-ils capable d'orienter la plus grande pale possible en statique ?
B/C. Une force appliquée dans la direction arrière avec une force d'intensité croissante.
Pour observer une force d'intensité croissante, il faut que la pale se déplace de plus en plus vite dans la direction arrière. En prenant la distance horizontale entre les positions successives des doigts, on peut repérer le début et la fin de l'accélération de la pale dans la direction arrière. On met ainsi en évidence le début et la fin de la phase de propulsion. Voyons ce que cela donne.
Les images peuvent etre agrandies en cliquant dessus
Finalement pour que la phase de propulsion soit continue et longue, il faut jouer sur les modalités d'expiration. L'expiration permet de moduler la force de propulsion. Expiration légère = poussée légère.
Cette étude est un travail en cours et non achevé. Une fois la période de travail terminé, il sera nécessaire de refaire un point sur l'action de chaque nageur.
Il y a probablement d'autres façons de faire. Aussi je vous propose de discuter dans les commentaires ci dessous sur les pistes à explorer que vous utiliser.
Comment faites vous pour élever objectivement le niveau de fonctionnement de vos nageurs ?
Earlier this week, I talked to you about the levels of breathing for swimmers. With each level, you become more comfortable in the water, then able to swim faster, and finally capable of swimming very fast over shorter distances. To recap, here are the levels:
I also mentioned a step 0. Today, we’re going to explore that together.
To be precise, Step 0 isn’t about improving your breathing but about allowing you to move through the water with less effort. This means using less energy and becoming less out of breath.
I call it Step 0 because it can come before working on exhalation. Most exercises in this step are done WITHOUT BREATHING. This might sound surprising, but you’ll understand why.
If you’re able to breathe and swim for a few minutes but your body position in the water isn’t correct, you’ll either stay in place or move forward very slowly. But you’ll get tired quickly and need to breathe more.
Being able to swim with ease and without effort is a skill that must be built, and its foundation is breathing and...
... gliding.
If your body is upright, in a vertical position, there’s no chance of gliding or moving forward effortlessly.
Of course, I’m exaggerating a little, but I’m certain you’re not in the ideal position to glide efficiently. The goal is to be horizontal, parallel to the surface.
Your brain is wired for life on land. It has reference points adapted to walking, keeping you upright. It constantly acts to maintain your balance so you don’t fall over. Well, in the water, it does the same thing—even though what you really want is to lie flat!
Here’s a simple test to check what I’m saying:
If they are, you’ll feel it immediately. If you don’t feel anything or aren’t sure, it means they aren’t breaking the surface.
The gap between your heels and the surface is a gap you can work on closing, which will then transfer to your swimming. Once your heels break the surface, your brain will sense it and start adjusting your inner ear to make this balanced position your new reference point.
This creates a perfect sensory cue to reprogram your brain. My entire method relies on these kinds of sensory and tactile cues to help you glide, breathe, and propel yourself more efficiently.
Next week, we’ll dive deeper into the concept of gliding in the water. For now, if your breathing is still holding you back and you want to work on it, you’ll find my best tips in the program designed to help you swim longer without effort: https://zuchiatti.fr/cant-breath-while-swimming/.
Sylvain Zuchiatti
This week, we’re focusing on unlocking your breathing, which is holding back your swimming progress. In my previous email, I mentioned exercise Fred did to overcome that dreaded first length… with just one exercise.
For Fred, the priority was learning how to empty his lungs—to exhale in the water.
Outside of the water, we do this automatically. When we inhale, our lungs fill with air and become pressurized compared to the surrounding air. Nature hates this type of imbalance, and the pressurized air moves toward areas of lower pressure (it’s the same principle as the wind). As soon as we relax, the air exits. But in water, it doesn’t work this way.
Water pressure is much higher than air pressure. So, once your lungs are full and your mouth is underwater, the pressure in your lungs is lower than the water pressure. The air CANNOT come out on its own. Seconds pass, and the urge to breathe grows more intense—anxiety-inducing even. You know that feeling?
Did you know that the urge to breathe isn’t actually caused by a lack of oxygen?
In fact, if you don’t expel air, the level of carbon dioxide (CO2) in your lungs increases, triggering the need to breathe. The only way to get rid of it is to push the air out of your lungs—to exhale. HARD.
Or at least hard enough to overcome the water pressure. It’s simple: if you’re making bubbles, you’re doing it right.
The bad news is that there are no muscles specifically dedicated to exhaling. Inhaling is managed by the diaphragm, but exhaling happens naturally by relaxing the diaphragm—when you’re not in the water. As you try to make bubbles in the water, your brain will gradually learn to contract other muscles to achieve the desired effect. This takes a bit of time for the neural connections and coordination to develop.
Blowing hard enough to make bubbles is a good first step, but it’s not enough to swim long distances. You also need to be able to exhale for a LONG time.
Wait a minute.
Blowing hard or blowing long?
It’s paradoxical, but you need to exhale hard enough to release the air and expel CO2, but not so hard that you lose all the oxygen in your lungs, as you need it to keep moving. And here’s the magic exercise:
Start by pushing off the wall, swimming as far as possible while keeping your head in the water and exhaling continuously without stopping.
When you lift your head to breathe, return to the nearest wall and repeat.
Make small bubbles—tiny bubbles. The smallest bubbles you can.
The better you control your exhalation, the farther you’ll swim in one go. That’s a sign of progress.
Well done.
If you start to plateau, try linking another long exhalation right after you inhale. Then another. Let me know how it goes!
I almost forgot—the bonus exercise.
You can do this exercise on your chair, right where you’re reading this.
Take 2–3 deep breaths in and out, then take one big breath in. Exhale continuously without stopping. See how long you can keep going.
If you exhale for less than 20 seconds, you’re not fully relaxed. If you can go beyond 40 seconds, you’re in a relaxed state AND have sufficient control over your exhalation. With a bit of practice, it’s possible to reach a full minute.
If you can exhale for 30 seconds while sitting, how far do you think you can swim while doing the same thing in the water?
There are several variations of this exercise. Try experimenting with different ways of exhaling and swimming. The best mindset for progress is to keep testing, making small adjustments each time. If you’re short on ideas, you can find the complete set of exercises in the dedicated program available on this page: https://zuchiatti.fr/cant-breath-while-swimming/. These are the same exercises I give to swimmers in Fred’s situation.
As for Fred, he’s successfully moved past this first stage of breathing. I’ll talk more about it tomorrow, especially Step 0, which I’ve only briefly mentioned.
See you soon,
Sylvain Zuchiatti
I’m going to give you the steps to help you breathe better and become an even better swimmer. More importantly, I’ll provide you with exercises specifically targeting the step that applies to YOU. By the end of the week, you’ll know how to progress and stop running out of air.
Fred is a new triathlete who came to the club where I coach daily about a year ago. When we first spoke, he shared a bad experience that left him feeling ashamed and guilty. That’s the reason he came to see me.
Fred is part of a running group, several members of which had already completed triathlons. When they decided to do a team race of five, they naturally thought of Fred, even though he didn’t train in swimming.
The race started with a 400m swim, followed by 20km of cycling, and finishing with a 3km run. For this race, the whole team had to stay together—a criterion that significantly shaped Fred’s experience.
The 400m swim didn’t seem intimidating to Fred, who thought he could manage it, especially in a pool where the water was clear and the bottom visible. He figured that once the swim was behind him, he could help the others since running was his strength and cycling suited him well too.
On race day, Fred discovered that the pool was 50m long, longer than he had anticipated. As the race began, Fred and his friends organized themselves to move as quickly as possible—the fastest swimmers took the lead to break the water, Fred stayed behind to draft, and the other two positioned themselves on either side.
Before even finishing the first length, the nightmare began. Fifty meters is a long way when you’re not used to swimming. Fred couldn’t catch his breath, was short of air, and his friends had to stop and wait for him. He hadn’t expected to swim at the same pace as them, but his difficulties exceeded what he had imagined. Anxiety crept in.
His friends, more experienced, reorganized. The strongest swimmers moved behind Fred to push him occasionally, while the other two stayed in front to encourage him. And it worked—for a while.
Despite the difficulties, Fred kept pushing forward. His friends gave him momentum by pushing his feet, but nothing helped. His breathing was the real issue. So, he switched to breaststroke, then floated on his back to try and catch his breath. His friends kept helping him along, but Fred was barely swimming anymore. When the anxiety subsided, shame took over. Fred felt embarrassed for not being able to swim on his own and guilty for holding his team back as they were overtaken several times.
After what felt like endless minutes, they finally finished the 400m swim. It was time for the bike portion, but Fred’s ordeal wasn’t over.
Although he had dreaded the swim, he realized it had completely drained him. He needed a long time to recover his breath and composure, which impacted the start of the cycling portion. His friends kept waiting for him. Eventually, he regained some ease with his breathing, but it was tough. And then came the run.
Another surprise. This time, his legs gave out. While he didn’t need to be pushed to keep going, his friends had to adapt to his pace and encourage him. Fred had no energy left in his legs—no power at all.
Needless to say, when Fred shared this story with me, I could see on his face how much it had affected him. That’s why he decided to come see me. Some of his friends already swam in my groups and had suggested he join. Fred seemed determined to overcome these difficulties to help his friends in a future race. No more shame or guilt.
Fred needed the first step. I’ll talk tomorrow about the exercises I gave Fred that helped him, but for today, let’s take a step back.
I consider there to be three steps that allow you to:
For each step, there’s a SKILL to learn that doesn’t come naturally when your face is submerged in water. The better you master this skill, the more at ease you’ll feel.
To swim longer, you need to be able to get air. Paradoxically, this means you first need to learn how to let air out of your lungs. You need to know how to EXHALE in the water. It’s not as easy as it seems, even though it’s simple.
To swim faster, you need to push harder and harder against the water with EACH stroke. And to do this, you use your exhalation by blowing out more FORCEFULLY.
Finally, if you’re aiming for a high speed over a given distance, you’ll need to find the right strategy for exhaling and inhaling. This choice is individual and can only be discovered, not taught. We’ll discuss this another day if you’re interested.
Fred was at step 1. His goal was to be able to swim long distances without getting excessively out of breath. Today, he has passed this step. I gave him the type of exercises included in the program I offer on this page: https://zuchiatti.fr/cant-breath-while-swimming/, and it didn’t take him long to feel more comfortable and string together lengths. His confidence grew, and he is no longer worried about the swimming portion of races—nor does he need to be pushed to finish.
I mentioned an extra step in terms of breathing: Step 0.
To be precise, this isn’t a step for better breathing, but one that will allow you to move through the water with less effort. This means using less energy and getting less out of breath.
I call it Step 0 because it can come before working on exhalation. Most of the exercises in this step are done WITHOUT BREATHING. This may seem surprising, but you’ll understand why when we cover this step. For now, it’s not the most important step for you if your goal is to enjoy swimming more and feel more relaxed in the water.
Tomorrow, I’ll explain why exhaling is the key to breathing better. We all think we know how to do it, but it’s completely different in the water. The physical context is not the same. In the meantime, if you want to get ahead, feel free to check out the program I recommended to Fred.
See you soon,
Sylvain Zuchiatti
Certains nageurs sont très rapides sur des distances courtes mais pas régulier sur les distances à partir du 100m. D'autres sont réguliers sur du long mais ne parviennent pas à nager plus vite lorsque les distances se raccourcissent. Pourquoi existe-t-il des profils aussi variés ? Est ce simplement une question de génétique, d'inné ou alors se cache-t-il une raison plus profonde sur les compétences de chaque nageur ?
Abordons ces questions à l'aide d'une analogie avec les différents états de la matière : gaz, liquide, solide.
Chaque "état du nageur" est repérable par des comportements bien distincts et le passage de l'un autre à l'autre marque l'acquisition d'une compétence nouvelle qui lui permettra d'être un meilleur nageur.
L'état solide
def Structure : Agencement des parties (d'un ensemble), tel qu'il apparaît lorsqu'on l'étudie.
La structure de la matière est l'agencement spatial des atomes qui le compose. Pour un nageur on peut parler de structure temporelle si l'on observe les éléments qui composent le cycle de nage tant en durée qu'en intensité : les temps forts propulsifs et les temps faibles non propulsifs.
L’état solide est un état de la matière caractérisé par l'absence de liberté entre les atomes. Ils sont liés de de façon rigide les uns aux autres. Un solide possède à la fois une forme et un volume propre.
Souvent (pour les matériaux cristallins), on retrouve une structure de base qui se répète dans l'espace : la maille. Pour un nageur on retrouve une structure temporelle qui se répète quand il se déplace. Si ce n'est pas le cas, le nageur est plutôt dans un état de gaz (on en reparle plus loin). La régularité de cette succession des temps propulsifs et non propulsif au cours des cycles de nage qui se succède est le signe que le nageur maîtrise sa technique, que son niveau de fonctionnement est stabilisé.
Lorsque ce niveau de compétence est atteint, le nageur peut se déplacer sur des distances importantes avec un nombre de coups de bras par longueur stable. Le temps est également régulier. En compétition au début le nageur est régulier entre les deux moitiés de sa course mais pas forcément rapide.
Pour obtenir cela, l’entraîneur peut demander de nager avec un nombre de coups de bras stable ce qui force le nageur a rester concentré sur chaque action. Le nombre de bras sur chaque longueur et son évolution est le critère qui renseigne le nageur sur la réussite ou non de son action.
A l'état liquide,les molécules sont faiblement liées, ce qui rend les liquides parfaitement déformables, au contraire de l'état solide qui nécessite davantage d'énergie pour se déformer. A l'inverse du gaz, les molécules sont tout de même liées et ne peuvent pas s'éloigner beaucoup les unes des autres, ce qui fait que la matière liquide a une cohésion que ne possède pas le gaz mais, comme dans les solides, les molécules sont très proches les unes des autres, ce qui rend les liquides difficilement compressibles. La matière à l'état liquide possède donc un volume propre mais pas de forme propre. Sa forme sera celle du récipient qui le contient.
Un nageur qui a atteint ce niveau de compétence est capable d'adapter sa façon de nager à la distance visée mais aussi en cours de course en fonction de l'état de fatigue mais toujours de manière efficace et non subie. Un nageur ayant acquis cette compétence s'adaptera à la situation de la compétition comme à celle de la course en situation. Il créée sa performance sur le moment (cf 3e univers de la performance de François Bigrel).
Pour enseigner cette compétence, l'entraineur peut donner des séries de distances répétées un nombre important de fois avec une vitesse progressive du début à la fin. Le nageur est alors forcé d'adapter ses modalités de déplacements pour trouver la plus cohérente avec l'objectif de temps. C'est le nombre d'essais et le temps donné pour chaque répétition qui va renseigner le nageur sur l'effet de son adaptation. S'il met plus d'effort mais que la vitesse diminue alors il sait que ce n'est pas la bonne façon et il continuera de chercher une nouvelle modalité de déplacement. Au fur et à mesure, il est renseigné sur ce qui est important pour se déplacer plus vite et sur ce qui au contraire peut etre modifié car moins important.
Un gaz est un ensemble d'atomes ou de molécules très faiblement liés et quasi indépendants. Le gaz n'a pas de structure. Dans l’état gazeux, la matière n'a pas de forme propre ni de volume propre. C'est le contexte dans lequel elle est placée qui s'impose.
Un nageur qui serait dans cet état n'a pas de structure propre non plus. Il n'y a pas de lien entre les temps forts propulsifs et les temps faibles de relachement. Le nageur ne sait pas ce qui importe pour économiser son énergie, ne sait pas ce qu'il doit faire non plus pour nager vite. Il est possible qu'il nage vite de façon spontanée sur 50m, c'est à dire avec une fréquence très élevée, mais il ne sait pas s'en servir sur des distances plus élevées, même sur le 100m. De plus ses performances sont très inconstantes. Une fois plutot rapide, une fois bien plus lente sans que l'on comprenne pourquoi. Le nageur essaie des choses mais n'est pas suffisamment informé, au niveau sensitivo-sensoriel, pour faire les bons choix.
3 états de la matière pour 3 "états du nageur". Maintenant dans quel ordre ces phases s'enchainent-elles ? Comment les situer dans la démarche didactique de référence ?
L'état solide est le premier qui s'apprend. Le nageur se situe alors au niveau 4. Il doit etre capable d'avoir une coordination efficiente et de conserver cette structure dans le temps. Elle est stable. Au niveau 5 de la démarche on continue de développer cette compétence en augmentant encore le niveau de fonctionnement, l'efficience du nageur et notamment sa structure rythmique. Le nageur gère son rendement et le maintien à l'épreuve de la durée ou de l'intensité. Lorsqu'un nageur s'entraine pour cette compétence il cherche à augmenter son niveau d'endurance technique et musculaire à un niveau de fonctionnement donné.
L'état liquide intervient ensuite est l'état liquide. A partir de son efficience, le nageur va ensuite chercher à adapter sa technique pour trouver les modalités efficaces dans le but de se déplacer plus vite sur une distance donnée. Le nageur gère sa sa puissance vis à vis de son rendement pour être efficace dans le but de réduire le temps pour parcourir la distance cible. Lorsqu'un nageur s'entraine pour cette compétence il cherche la bonne modalité pour la distance visée.
Tant l'entraineur que le nageur ne doivent pas se tromper sur l'axe de travail prioritaire comme sur les objectifs de chaque série.
Subordination
Ce qui se dégage de ces définition c'est la relation de dépendance forte et unidirectionnelle. Exemple pour un nageur, à haut niveau de fonctionnement, la propulsion est subordonnée à la ventilation car elle dépend de celle-ci.
Comment déterminer quels sont les liens de subordination d'une fonction du nageur par rapport aux autres ?
A haut niveau de fonctionnement, la propulsion dépend de la ventilation. Elle s'exprime correctement si et seulement si la ventilation est suffisamment développée et autorise la propulsion. A l'inverse, à bas niveau de fonctionnement, la ventilation est limitée, l'expression de la propulsion dépend de la ventilation. Le Corps Propulseur s'exprime pleinement, est efficace, si et seulement si la ventilation lui en donne les moyens.
La ventilation subordonne le Corps Propulseur
A partir de ce constat, explorons les rapports de subordination des fonctions motrices du nageur.
A l'étape 2 de la démarche de construction, Le nageur reste en apnée, la ventilation s'efface et laisse la place aux Corps Projectile et Flottant. Seuls le Corps Flottant et le Corps Projectile sont en action.
L'objectif de cette étape est de construire le Corps Projectile mais cela ne peut être réussi si le Corps Flottant n'est pas suffisamment construit pour que le nageur se laisse aller et glisser. Le temps d'immersion ne sera pas assez long. L'expression de la fonction Corps Projectile dépend de l'espace de liberté offert par le niveau de construction du Corps Flottant.
Le Corps Flottant subordonne le Corps Projectile
Plaçons nous de nouveau dans une situation permise par la ventilation (je reviendrai sur cette formulation ci dessous). A l'étape 3 de la démarche de construction, le nageur glisse et se déplace sans sortir la tête de l'eau. A bas niveau de fonctionnement, le Corps Projectile n'est pas suffisamment construit. Dès la mise en actions des bras la posture se dégradera et le nageur ne pourra se déplacer très loin.
Avec un haut niveau de fonctionnement du Corps Projectile, la mise en action des bras ne perturbera pas la posture et le nageur pourra se déplacer plus loin. L'expression de la fonction de propulsion dépend de la construction du Corps Projectile.
Le Corps Projectile subordonne le Corps Propulseur
La barque doit avoir un temps d'avance sur le moteur"
Raymond Catteau
Introduisons à présent la ventilation. A l'étape 4 de la démarche, le nageur doit se déplacer avec un fonctionnement stable dans le temps. Cela signifie sans détérioration du Corps Projectile et du Corps Propulseur.
A bas niveau de fonctionnement dès la première inspiration le Corps Propulseur et/ou le Corps Projectile sont diminués. Avec un niveau de fonctionnement un peu plus évolué, le nageur sera capable de maintenir son organisation motrices sur une durée plus longue. Au plus haut niveau de fonctionnement, le nageur peut maintenir son organisation malgré la durée et l'intensité. A ce niveau c'est donc l'expression du Corps Propulseur qui dépend de la ventilation.
La ventilation subordonne le Corps Propulseur
Pour les étapes précédentes je mettais la ventilation de coté puisque le nageur agit pendant le temps d'apnée dont il dispose. Cette durée d'immersion correspond justement à l'espace de liberté donné par la ventilation aux autres fonctions pour s'exprimer.
La ventilation subordonne le Corps Flottant, le Corps Projectile et le Corps Propulseur
C'est la fonction subordonnante par excellence. Cela se comprend car le corps humain ne peut se mettre en danger. La ventilation prendra toujours le pas sur les autres fonctions non vitales. Priorité à la survie.
S'il y a un rapport de hiérarchie entre 2 fonctions, la subordonnée s'exprime si la subordonnante l'autorise lui permet.
L'autorité autorisé, le pouvoir impose et humilie.
Pour se déplacer plus vite, ce que le nageur cherche à construire c'est un Corps Propulseur du plus haut niveau de fonctionnement possible. Cela n'est possible que si les autres fonctions subordonnantes le permettent, l'autorisent.
Comme nous avons vu pour la ventilation a l'étape 4, celle ci peut avoir plusieurs niveaux de fonctionnement. Il est alors possible de définir plusieurs niveaux de fonctionnement pour chacune des fonctions motrices. Pour la ventilation, ce qui était implicite c'est que le niveau 1 à atteindre pour un nageur c'est justement un temps d'apnée d'une dizaine de secondes. Cet espace de liberté est suffisant pour construire les premiers niveaux du Corps Flottant, du Corps Projectile et du Corps Propulseur. A partir de l'étape 4 de la démarche, le niveau de fonctionnement de la ventilation doit s'élever plusieurs fois :
Allons plus loin dans la démarche de construction. L'inspiration se fait toujours sur un temps mort moteur, a l'étape 5, celle ci doit donc laisser de la place pour ne pas gêner l'action de propulsion qui la précède mais aussi celle qui la succède. La qualité, le niveau de fonctionnement doit s'élever.
De nouveau à l'étape 6, la fonction de ventilation doit hausser son niveau. Elle doit maintenant permettre de soutenir la demande cardio et musculaire que demande un effort d'une intensité élevée.
A chaque fois que le niveau de fonctionnement de la ventilation augmente, le potentiel du nageur s’accroît.
Il est possible de définir les niveaux de fonctionnement pour le Corps Flottant, le Corps Projectile et le Corps Propulseur de la même manière. Ce sera probablement le sujet d'un autre article mais en attendant nous pouvons déjà réfléchir sur ce sujet dans les commentaires.
La ventilation étant la fonction subordonnante de toutes les autres, celles ci s'expriment dans l'espace laissé par la ventilation. Le Corps Flottant subordonne le Corps Projectile qui s'exprime dans l'espace de liberté autorisé par le Corps Flottant et ainsi de suite avec les autres fonctions. Ces relations de subordinations entre les fonctions est représenté dans sur le schéma ci dessous.
La taille de l'espace occupé par le Corps Propulseur représente donc le potentiel du nageur son pouvoir d'agir. Dans le cas d'un nageur avancé, c'est assimilable à son rendement.
Le fonctionnement tel que présenté correspond à un haut niveau de fonctionnement, celui qui laisse le plus d'espace possible au Corps Propulseur. Au cours de la construction du nageur, les relations de subordination sont parfois inversée.
Reprenons l'étape 3, le nageur glisse passivement et met ses bras en actions pour se déplacer plus loin. Si à ce moment là, le Corps Projectile n'est pas suffisamment construit, il se détériore rapidement. L'intention large du nageur est de se déplacer plus loin et spontanément, le fonction de propulsion prend pouvoir et s'impose aux autres fonctions.
La fonction subordonnante pour le nageur est alors le Corps Propulseur mais sa fonction limitante est le Corps Projectile. En revanche, pour un nageur a l'étape 3 avec un haut niveau de fonctionnement, la fonction subordonnante est le Corps Projectile et sa fonction limitante est alors le Corps Propulseur.
Dans une autre situation courante au bord des bassins, la ventilation est développée de façon prioritaire et très poussée. Il n'est pas rare de voir des nageurs ayant appris à faire des bulles très tôt capables d’enchaîner les inspirations de manière efficace mais peu capables d'adopter la posture hydrodynamique pour passer à travers l'eau. Ces nageurs sont limités par la fonction du Corps Projectile alors que la fonction de ventilation est très en avance. Continuer de développer la ventilation ne mènera pas à de grands progrès ressentis par le nageur. Il est toujours en difficulté pour se déplacer, il s'épuise et s'essouffle tout de même rapidement. La fonction ventilation n'est pas limitante et ne doit pas être l'axe de travail privilégié pour une progression optimale.
Dans ce cadre là, l'objectif de l’entraîneur consiste à identifier la fonction limitante dans l'organisation motrice du nageur, de s'assurer que les autres fonctions ont suffisamment d'avance puis de faire croire l'espace de liberté que cette fonction limitante accorde au nageur. Il devient nécessaire d'avoir conceptualisé et formalisé une approche expérimentale pour mener au mieux l'identifications des relations de subordination. J'ajoute à nouveau cet axe de réflexion à la liste des articles à rédiger...
Le potentiel du nageur augmente, le pouvoir d'agir de l'individu se développe entraînant dans le même temps le plaisir dans l'activité.
Je crois que cette vision des relations de subordination peut être élargie à d'autres facettes du nageur telles que la puissance, la condition physique, l'état émotionnel... Un autre article ?
En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.
Alors on recommence. Encore. Et encore.
On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.
Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?
Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?
Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.
Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.
Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.
Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.
Sylvain
"Dernière longueur, il va mettre les jambes ! Ça y est il met les jambes, il accélère pour finir !"
A chaque course télévisée on a droit à ce type de commentaire. Alors pourquoi ? Est ce que tous les nageurs font cela ?
Alors que les muscles des jambes sont gros et que le battement est moins propulsif que les bras, les nageurs économisent leur énergie pour pouvoir finir fort. En fin de course, plus de gestion à avoir, il faut donner toutes ses dernières forces. Dans ce cas, si le battement est efficace, le nageur possède alors un atout crucial par rapport à ses concurrents. Pour bien saisir la différence observons des nageurs à l'entrainement.
Lorsqu'un nageur de n'importe quel age ou niveau tape des pieds seuls, il avance. C'est un fait. Les jambes propulsent pendant que les bras sont placés devant. Certains sont même très rapides et parviennent à nager moins d'une minute au 100m de cette façon !
Regardons un autre nageur en pull buoy cette fois-ci. Il nage moins vite qu'en nage complète. Il ne peut se servir des membres inférieurs ce qui le limite. De plus, sans pull buoy ses jambes traînent au fond de la piscine. Les muscles sont lourds, denses et ne peuvent pas profiter de la bouée que constituent les poumons. Les jambes finissent donc par couler, le nageur n'est donc plus horizontal, donc moins de glisse, moins de propulsion, moins de vitesse. Le pull buoy pallie au problème d'horizontalité mais ne peut rien pour la propulsion. Enlevons maintenant le pull, rendons ses jambes au nager et la vitesse se révèle.
Nouvelle observation, si l'on demande à un nageur de passer progressivement d'une allure lente à une allure maximale, il utilisera peu ses jambes au début, en 2 temps probablement. Puis il passera en 4 et en 6 temps pour sa vitesse maximale. Celle-ci ne PEUT être atteinte sans utiliser ses jambes.
Pour atteindre une vitesse de déplacement la plus élevée possible, un nageur ajoute la propulsion de ses bras et de ses jambes.
La suite logique à ce constat est que pour qu'un nageur se déplace plus vite, il doit augmenter sa propulsion. L'action des bras comme l'action des jambes est complexe, on entraîne donc l'un puis l'autre et enfin on assemble le tout.
Le principe physique est le même : on pousse des masses d'eau, les plus grosses possibles, avec le maximum de force possible vers l'arrière. En réaction à cette action, le nageur est propulsé vers l'avant.
L'épaule et le coude doivent donc orienter l'avant-bras et la main vers l'arrière le plus en avant possible des épaules et le rester le plus en arrière possible pour accélerer les masses d'eau cernées.
Pour les jambes ce sont les articulations de la hanche, du genou et de la cheville qui vont se coordonner pour orienter la surface du pied vers l'arrière. Plus la cheville est souple, meilleure sera l'orientation. Cela permet également de ne pas trop fléchir le genoux et de préserver l'hydrodynamisme du nageur.
Le nageur peut ainsi se concentrer uniquement sur ses membres supérieurs ou inférieurs. il ne faudra pas oublier ensuite de nager en nage complète pour synchroniser les deux trains mais également de choisir sa stratégie de course pour répartir son effort entre les jambes et les bras en fonction de la distance visée par le nageur.
Sans étude précise, on estime que les jambes participent de 10 a 30% environ à la propulsion du nageur. Les bras poussent des masses d'eau en arrière de façon beaucoup plus efficace que les bras. C'est à dire des masses d'eau plus grandes, avec une vitesse plus élevée et poussées dans une meilleure direction.
Sauf que bien se servir des jambes pour se propulser n'est pas simple. beaucoup de nageurs n'aiment pas cette partie de l'entrainement. Voyons comment cela se traduit en nage complète et regardons l'actions des pieds via une chronophotographie.![[Marjorie jambes.png]]
Les pieds ne font qu'avancer dans la direction du déplacement du nageur, vers l'avant. Ils ne reculent pas donc ils ne poussent pas de masse d'eau vers l'arrière. ZERO. AUCUNE.
Un autre nageur ?
Un autre ?
Pas de déplacement vers l'arrière du pied est une condition nécessaire et suffisante pour affirmer qu'il n'y a pas de force appliquée vers l'arrière. En nage complète les jambes n'ont pas de fonction de propulsion.
Encore ?
Ah !
Sur ce dernier nageur il y a effectivement un léger retour en arrière du pied gauche. Pour quelle raison ?
Je vous laisse réfléchir sur ce sujet. Je peux vous indiquer que ce nageur est celui avec la plus grande amplitude de nage mais que sur cette prise de vue il essaie de nager le plus efficacement possible. Tous les autres indices sont visibles.
Je poursuivrai l'étude dans un prochain article.
En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.
Alors on recommence. Encore. Et encore.
On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.
Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?
Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?
Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.
Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.
Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.
Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.
Sylvain
Les parties "non nagées" sont cruciales, il est important de comprendre ce que fait un nageur à un instant lors de cette transition. Ses actions révèlent sa représentation mentale. Qu'est ce qui guide son action aujourd'hui ? Et donc sur quoi agir pour lui permettre de passer un cap ?
Un virage efficace c'est un virage qui conserve l'énergie du nageur pour la réorienter dans la nouvelle direction. Cela se fait bien entendu en peu de temps sinon il n'y a pas de conservation mais un amortissement.
A partir d'une vitesse initiale linéaire, et d'une énergie cinétique, pour tourner rapidement, il faut être le plus prêt possible du centre de rotation, groupé dans notre cas. A énergie constante, cela permet d'accélérer la rotation et de permettre un "rebond" sur le mur au moment de l'impulsion pour repartir dans la direction opposée.
L'énergie nécessaire pour la rotation d'une masse m autour d'un axe est proportionnelle à la distance au carré r² entre cette masse et l'axe de rotation. Cela signifie qu'écarter la tête, lourde, a plus d'impact que la main pour une même distance. La main peut elle s'éloigner beaucoup plus si le bras est tendu, ce qui est donc défavorable.
Avant ou pendant l'apprentissage des virages, voici quelques coordinations repérables ainsi que ce qu'elles nous indiquent sur le fonctionnement du nageur :
Si l'on observe bien ces différentes coordinations un critère observable semble se dégager : la position de la tête. En coordination dynamique, la flexion/extension du cou ou sa rotation autour de la colonne sera un paramètre d'ordre. A lui seul, ce critère et son évolution au cours du virage permet de différencier les différentes organisations motrices, comprendre les principales fonctions qui subordonne son action et donc savoir sur lesquelles agir.
Il est important de noter que l'on peut en complément utiliser le critère du l'écart entre les genoux et la poitrine. Si le nageur n'est pas groupé, la rotation sera lente et la coordination utilisée sera dans la liste ci dessous (probablement A,C ou D).
Lors d'une phase d'apprentissage, nous pouvons imposer des contraintes, que la théorie des coordinations dynamiques appelle des paramètres de contrôle, afin que le nageur ne puisse plus utiliser sa coordination précédente. Il sera alors contraint de trouver une nouvelle façon de faire et si les paramètres de contrôle sont bien choisis, ces nouvelles façons de faire lui permettront de dépasser ses limites à la fois lors de la situation d'apprentissage mais également lors de la situation visée du virage en course.
Selon les 5 types coordinations repérées précédemment :
- deux sont orientées par le regard (A et C). La fonction de prise d'information est subordonnante dans la coordination.
- deux sont limitées par la gestion des voies respiratoires (B et E). La fonction de ventilation est subordonnante.
- une est limitante pour la coulée qui va suivre (D). Elle n'est en soit pas limitante pour le virage mais plutôt pour la conservation de l'énergie cinétique du nageur puisqu'elle impose de se déplacer en surface aussitôt le mur quitté.
Pour explorer le paysage des attracteurs, c'est à dire les coordinations stables et trouver la plus efficace, il faut des paramètres de contrôle, autrement dit des contraintes qui ne modifie pas directement le paramètre d'ordre mais qui impose au nageur de modifier son comportement. Si le paramètre de contrôle est bien choisit, la liberté exploratoire du nageur sera orientée dans la bonne direction et permettra la découverte d'un nouvel attracteur. Voyons ce que l'on peut utiliser pour chacune des situations.
Ces coordinations repérables sont issues de virages sans culbutes mais une bonne partie est certainement valable pour les culbutes. Le cou ne sera en extension à aucun moment de la culbute, il n'y aura pas de rotation de la tête, les pieds doivent être posés hauts sur le mur etc... Ce qui peut être étudier en plus serait les vrilles nécessaires pour passer d'une position dorsale à ventrale lors de l'approche en dos ou la vrille pour passer d'une position dorsale à ventrale pour les culbutes crawl et qui ne sont pas abordées ici. Bien qu'indispensables, dans ma conception didactique, ces phases viennent après et seront plus faciles à apprendre lorsque les virages seront bien acquis. Possible que je publie un article à ce sujet lorsque je l'aurai abordé avec mes groupes.
En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.
Alors on recommence. Encore. Et encore.
On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.
Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?
Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?
Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.
Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.
Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.
Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.
Sylvain
De façon similaire aux niveaux d'organisation motrices en crawl et dos dont j'ai parlé dans un précédent article (à lire ici), je m'attache ici à essayer de dégager des coordinations repérables qui permettre d'accéder à la représentation mentale du nageur pour le papillon. Cette classification permettra ainsi de définir des objectifs de transformation du nageur afin qu'il se déplace plus efficacement.
Le papillon est une nage simultanée ce qui, contrairement aux nages alternées, implique de devoir régulièrement remonter les voies respiratoires aux dessus de la surface pour respirer et de repasser en dessous ensuite puisque cette situation ne peut être maintenue efficacement.
Cela implique que la direction d'alignement du nageur n'est PAS l'horizontale.
C'est un obstacle épistémique que l’entraîneur et le nageur doivent absolument dépasser. De simples images sous marine de Michael Phelps devrait être suffisantes pour questionner l’entraîneur.


Le nageur va donc devoir trouver des solutions efficaces pour rester aligner dans les deux directions évoquées précédemment.
La poussée d'Archimède fera remonter passivement le nageur vers la surface mais dans quelle position ?
A nouveau on peut observer plusieurs solutions utilisées par les nageurs pour se réorienter. Le nageur se trouve donc sous la surface, les bras à l'avant du corps. Il peut choisir de :
Remarque : Phelps utilise cette dernière solution. La première image correspond à la profondeur maximale de la tête avant que celui ci redresse la tête.
Le corps aligné vers le haut et l'avant est ensuite propulsé par les bras, aidé de la poussée d'Archimède. Le nageur éjecte sa tête au dessus de la surface ce qui permet de respirer.
Tête hors de l'eau, corps aligné vers le haut et l'avant, le nageur va retourner sous la surface. Comment, dans quelle posture ?
Si le nageur remonte en ne s'aidant que des bras, il ne mobilisera pas la tête pour redescendre non plus. Mais du coup, il n'a pas une profondeur suffisante pour réorienter son corps vers le haut, il utilisera les bras pour se remonter et ainsi de suite. Son organisation fonctionnelle est cohérente, "parfaite", pour lui elle a du sens. C'est la meilleure solution qu'il connait. C'est un optimum local.
Comment passer de cette organisation à une coordination plus efficace ? Y-a-t-il une suite d'étapes ou des liens entre les différentes coordinations possibles ?
En théorie des coordinations dynamiques, les actions décrites dans cet articles sont vues comme des attracteurs ou optima locaux, c'est à dire des coordinations spontanées stables dont les paramètres évoluent peu en l'absence de contrainte extérieure.
Les paramètres d'ordre permettent d'évaluer de façon simple et spécifique la coordination en jeu. La gamme de valeurs possibles pour ce paramètre d'ordre permet de définir un paysage des attracteurs à l'intérieur duquel on peut trouve des "creux" qui correspondent aux coordinations spontanées.
En papillon j'utilise un seul paramètre d'ordre, la position relative de la tête par rapport aux bras. Au point haut des épaules, la tête doit être en flexion pour réorienter le corps et les bras sont au dessus de celle-ci pendant leur retour. Au point bas des épaules, pour réorienter le corps vers le haut, la tête est en extension et repasse au dessus des bras. Le nageur doit piloter son corps par la tête pour s'orienter de part et d'autre de la surface.
Les paramètres de contrôle sont des facteurs non spécifiques à la coordination et qui ne définissent pas directement le paramètre d'ordre. Leur évolution au delà d'un seuil critique amène a déformer le paysage des attracteurs pour faire apparaître de nouveaux attracteurs, de nouvelles coordinations. C'est sur ceux ci que l'on va jouer pour modifier la coordination du nageur.
Dans le cas du papillon j'observe deux paramètres de contrôle :
La combinaison de ces deux facteurs permet de décrire un espace à deux dimension dans lequel on peut repérer les coordinations spontanées et dans lequel on verra évoluer le nageur en fonction des contraintes nouvelles qui lui sont imposées.
Header | Pas de profondeur | Avec de la profondeur | Trop de profondeur |
|---|---|---|---|
Sans mobilisation de la tête | ![]() 1. Le nageur est à plat et ne cherche qu'à s'orienter vers l'avant. | ![]() 2. Le nageur est profond et remontera lentement avec une posture en concavité dorsale. | ![]() 3. Le nageur est trop profond et aura besoin d'une action des bras ou des jambes pour remonter rapidement. |
Mobilisation de la tête | ![]() 4. La tête rentre dans l'eau avec les bras mais ne s'enfonce pas ensuite. Le nageur remontera à l'aide des bras. | 5. Le nageur pilote son corps à l'aide de sa tête pour remonter comme pour descendre. | Cell |
Transformer le nageur consiste à jouer sur ces deux paramètres de contrôlé pour qu'il utilise la coordination n°5 dans le tableau ci-dessus. Ces contraintes déformeront le paysage des attracteurs afin que le nageur se dirige vers un optimum local différent. Si cet optimum est moins coûteux énergétiquement, il sera plus stable et la coordination sera plus stable (après une période de transition repérable). L'optimum global en papillon est la coordination n°5 qui correspond à celle de Phelps. les paramètres d'optimisation de l'action ne concerneront plus la coordination globale mais des ajustements plus fins.
Quelles contraintes peut-on utiliser pour transformer le nageur dans la direction que l'on souhaite ?
Pour passer de la première à la seconde colonne, il faut jouer sur la capacité du nageur à se retrouver la tête en bas. Pour passer de la première à la seconde ligne, il faut jouer sur la mobilisation de la tête. Ces deux compétences font partie du corps flottant : Adopter la bonne posture pour laisser l'eau agir sur son corps.
Si les conditions sont réunies, les jambes suivront le reste du corps ce qui supprimera les mouvements de type ciseau de brasse. Une fois la tête relevée, l'action des bras propulsera le corps vers le haut et l'avant.
Problématique suivante ? Quels repères sensitivo-sensoriels donné pour guider ces actions ?
Mais ce sera le sujet d'un autre autre jour.
En tant qu'entraineur, on chercher tous à faire progresser les nageurs qui nous sont confiés. Alors on utilise toutes nos armes. Educatifs, séries, musculation, ppg... Parfois cela fonctionne. Parfois non.
Alors on recommence. Encore. Et encore.
On veut être le meilleur pour nos nageurs. Ils font la course et on veut qu'ils gagnent.
Mais s'ils sont en compétition, pourquoi devons nous l'être ?
Est ce qu'on veut que nos nageurs deviennent des gros poissons et restent bloqués dans leur bocal ou alors veut-on qu'ils aillent dans le grand bain avec tous les autres gros poissons ?
Si vous pensez être le meilleur entraineur du monde, avec vos secrets et vos recettes alors ce que je vous propose n'est pas pour vous.
Si vous avez quelques certitudes mais beaucoup d'interrogations, si vous pensez que vous pouvez faire mieux mais que vous avez besoin d'aide alors vous êtes au bon endroit.
Je n'ai pas la prétention d'avoir toutes les réponses à vos questions mais par l'échange on pourra probablement trouver de meilleurs solutions. Ensemble.
Coopérons. Vous, moi, et les autres qui ont la même vision. Ensemble, emmenons le plus de nageurs possible dans le grand bassin.
Sylvain